Mature business man training his associates during a meeting

Le management, une histoire de styles

Quel est le profil du nouveau manager ? Son style de travail intègre le facteur ressources humaines, son style de commandement est démocratique et son style de décision est plutôt analytique. (octobre 2003)

MMD, structure spécialisée dans le conseil en management, s’est penchée sur le profil des managers en interrogeant 415 dirigeants d’entreprises françaises. Au travers de huit critères, cette étude tente de cerner les composantes et les valeurs des managers dans les grands registres professionnels : styles de travail, de commandement ou encore de décision. De quoi mieux décrypter les dirigeants dans leurs façons d’opérer, même si les étiquettes retenues pour cette enquête ne sont pas toujours d’une lisibilité extrême.

Pièce maîtresse, le style de management repose selon cette étude sur deux grandes approches : le “social” (43 %) et le “managérial” (40 %). Dans le premier cas, il s’agit d’articuler le management autour de la mise en valeur des individus en favorisant les échanges et les relations humaines. Les valeurs prônées sont alors la responsabilisation, la communication et la souplesse.

Dans le deuxième cas, le style managérial, il s’agit d’une approche systémique selon laquelle le management repose sur des techniques, des méthodes et des concepts définis. Les valeurs s’orientent dans ce cas vers l’adaptabilité, les compétences et la direction par objectifs.

Ce style de management est à rapprocher du style de travail, où “l’animation des hommes”, c’est-à-dire la capacité à motiver les équipes, s’impose comme le critère principal pour 39 % des dirigeants d’entreprise. La logique de planification (“organisation du futur”, 11 %) ou le “souci du résultat” (8 %), qui arrivent en deuxième et troisième positions, s’affichent en net retrait.

Le facteur humain pèse tout aussi lourdement sur le style de commandement, les approches “démocratiques” et “participatives” s’imposant avec respectivement 46 % et 24 %. Dans la logique démocratique, le dirigeant d’entreprise sollicite l’opinion de ses collaborateurs et en tient compte. Dans la logique participative, davantage opérationnelle, tous les salariés impliqués dans la mise en oeuvre d’une décision sont au préalable consultés.

L’enquête se focalise enfin sur la “manière de penser” des dirigeants dans le cadre de leurs missions. Sur le plan de la prise de décision, deux styles se détachent. Tout d’abord “l’analytique”, un style qui associe rigueur et pensée, qui favorise l’imaginatif, l’ingénueux et le traitement des situations complexes. Autre style privilégié, la prise de décision “conceptuelle”, qui s’appuie davantage sur l’intuitif et cultive la prise de risques.

En matière d’apprentissage, deux styles sont également plus largement partagés par les dirigeants d’entreprise : “l’abstrait”, qui tend à vouloir tirer une généralisation voire une théorie par rapport aux situations observées, et “l’action”, qui peut se comparer à la notion d’expertise en cherchant à appliquer tout nouveau savoir aux décisions futures.

Le Journal du Management
Journal du Net

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